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Paris, France – 11 mai 2017 – Celgene France, une filiale à part entière de Celgene Corporation (NASDAQ : CELG), annonce l’appel à candidature pour la 2ème édition de sa bourse de recherche dédiée aux travaux sur le prurit, dans les domaines de l’Immunologie et de l’Inflammation. Cette année, deux prix à hauteur de 40 000 € (20 000 € par prix) seront décernés à deux lauréats élus après délibération du jury et seront remis par le Directeur Médical Celgene en Immunologie et Inflammation lors du congrès national des Journées Dermatologiques de Paris.

Soutenir la recherche pour améliorer la connaissance du prurit

« Le prurit est un symptôme très répandu mais ses origines et ses mécanismes d’apparition sont encore trop méconnus ; la recherche est aujourd’hui capitale pour mieux accompagner les milliers de patients qui en sont atteints, quelle que soit leur maladie » souligne le Pr. Laurent Misery, chef de service au CHU de Brest, Président du Comité Scientifique de la bourse Celgene. Le prurit est présent au cours de nombreuses maladies cutanées (psoriasis, dermatite atopique ou parfois même d’hémopathies) mais aussi de nombreuses maladies extra-cutanées (rénales, hépatiques, endocriniennes, sanguines, nerveuses, psychiques, etc…). Le Pr. Misery ajoute : « Le prurit est souvent négligé car il s’agit d’un symptôme qui peut paraître bénin, alors qu’en réalité c’est une source de souffrance pour les malades, tout autant que la douleur ».

En renouvelant ce prix, Celgene réaffirme son engagement dans la recherche spécifiquement dédiée à ce symptôme des dermatoses inflammatoires, tant dans le domaine de la biologie, de la physiopathologie, de la neurophysiologie, de la recherche clinique ou fondamentale, que de la psychologie voire la psychiatrie.

« 38% des patients affirment que le prurit est un facteur de sévérité de leur maladie et pourtant ce symptôme est très peu étudié. Au-delà des investissements en Recherche et Développement, l’enjeu est aussi d’apporter notre soutien en explorant des voies encore inconnues ou réputées difficiles. Il est de notre devoir de favoriser une meilleure connaissance des mécanismes physiologique et psychologique impliqués dans certaines maladies complexes et invalidantes. C’est grâce aux travaux de recherche d’aujourd’hui que sont développés les innovations de demain. » déclare le Dr. Jérôme Garnier, Directeur Médical de Celgene France.

Le Jury d’Experts de la bourse Celgene est chargé d’évaluer les projets des candidats. Il rassemble autour du Président, le Pr. Misery (CHU ‐ Brest), les Pr. Christine Bodemer (Hôpital Necker – Paris), Pr. Frédéric Cambazard (CHU ‐ Saint‐Étienne), Dr. Marcel Crest (CNRS ‐ Marseille), Pr. Bruno Millet (CHU Pitié‐Salpêtrière – Paris) et Pr. Jean‐François Nicolas (CHU ‐ Lyon).

Lors de la 1ère édition en 2016, Celgene avait apporté son soutien aux travaux du Dr Anne-Emmanuelle BERGER, immunologiste au CHU de Saint Etienne, sur le rôle des basophiles dans le déclenchement du prurit, et du Dr Ophélie PIERRE, dont la thèse en pharmacie porte sur l’étude du rôle des cytokines de l’inflammation dans la physiopathologie du prurit neuropathique de la ciguatéra.

Pour participer à cette bourse, les candidats devront être rattachés à une structure de recherche (hôpital, faculté, unité INSERM, CNRS…) et renvoyer le dossier de candidature complété avant le 20 septembre 2017 avant minuit, par e-mail ou courrier :

bourse-immuno@celgene.com
Bourse Immunologie & Inflammation CELGENE
Medical Education Corpus
40, rue Jacques Ibert
92300 Levallois-Perret 

Consulter le règlement

Télécharger le dossier de candidature

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Informer sur le cancer est important. Le 4 février 2014 a eu lieu la Journée mondiale contre le cancer, une initiative lancée par l’Union Internationale contre le Cancer (UICC), basée à Genève. L’objectif était de briser les mythes autour du cancer en informant la population au sujet du cancer et contrant les idées reçues sur la maladie.

En tant que soutien de l’UICC, Celgene applaudit ses efforts, notamment en rappelant la nécessité de parler du cancer et en encourageant l’implication de chacun.

Chaque année, 12,7 millions de personnes dans le monde apprennent qu’elles sont atteintes d’un cancer, d’après les Centers for Disease Control and Prevention (CDC, centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis). En 2008, environ 7,6 millions de personnes dans le monde sont décédées des suites d’un cancer(1). Bien que le cancer soit une épidémie mondiale touchant des personnes de tous âges(2), la sensibilisation à la maladie et l’amélioration des options thérapeutiques ne faisaient pas partie des objectifs du millénaire pour le développement définis par l’Organisation des Nations Unies fixés par ses États membres pour 2015(3).

On pense parfois que le cancer est une maladie qui touche les personnes âgées et ne concerne que les pays développés. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime toutefois qu’environ 70 % des décès dus au cancer en 2008 sont survenus dans des pays à revenus faibles et moyens(4). D’ici à 2030, les pays en développement supporteront la majeure partie des nouveaux cas de cancer par an estimés à 21,4 millions au niveau mondial. Le coût global des soins contre le cancer devrait alors s’élever à environ 458 milliards de dollars par an(5).

La lutte pour la guérison de tous les types de cancer est pourtant loin d’être terminée. C’est pourquoi la sensibilisation, le développement de partenariats avec de multiples organisations, la recherche et la mise à disposition de thérapies innovantes contre le cancer, ainsi que l’aide aux patients pour accéder aux ressources et médicaments dont ils ont besoin, sont des priorités pour Celgene tout au long de l’année.

Celgene apporte son soutien aux patients par le biais, entre autres, de son programme Innovation Impact Awards. Ce programme récompense les initiatives et réalisations efficaces, innovantes et réussies des organisations à but non lucratif basées aux États-Unis pour répondre aux besoins des patients, des aidants et des professionnels de santé dans la conjoncture difficile actuelle.
Les Innovation Impact Awards visent à récompenser les contributions significatives des organisations de patients et de professionnels en matière de traitement et de soins, et à élargir l’impact des programmes de remise de prix en aidant à soutenir, à étendre et à reproduire ces initiatives innovantes.

Tant que l’épidémie mondiale du cancer persistera, Celgene maintiendra son engagement pour développer de nouvelles ressources, de nouveaux programmes et de nouveaux traitements susceptibles d’améliorer la vie de ceux qui souffrent de cancer à travers le monde.


(1)Centers for Disease Control and Prevention. Cancer Prevention and Control. Accessible at: http://www.cdc.gov/cancer/dcpc/resources/features/WorldCancerDay/ Accessed January 31, 2014.
(2)World Cancer Research Fund. Cancer myths: get the facts. Accessible at: http://www.wcrf.org/policy_public_affairs/world_cancer_day/wcd_2013_cancer_myths.php Accessed January 31, 2014.
(3)Union for International Cancer Control (UICC). Accessible at: http://www.uicc.org/advocacy/advocacy-vision-strategy/uicc-vision Accessed January 31, 2014.
(4)World Health Organization. Media centre. Accessible at: http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs297/en/ Accessed January 31, 2014.
(5)American Cancer Society. Global Cancer Burden to Nearly Double by 2030. Accessible at: http://www.cancer.org/myacs/newengland/global-cancer-burden-to-double-by-2030 Accessed January 31, 2014.

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Chez Celgene, nous nous engageons à changer le cours de la santé grâce à des innovations scientifiques et la promesse de toujours mettre les patients au premier plan.

La culture entrepreneuriale de Celgene, sa capacité à travailler en équipe et son engagement dans les maladies rares ou invalidantes, constituent un socle unique capable de transformer la vie des patients. A tous les niveaux, Celgene est en croissance et en développement.

La passion, l’innovation et le courage sont dans les gènes du laboratoire depuis sa création. « Notre parcours vers le succès a été semé d’obstacles inattendus, mais notre courage nous a permis de convertir ces défis en opportunités, et notre vision nous a conduits à surmonter ces obstacles et les transformer en nouvelles approches et en progrès pour la médecine » indique Sol J. Barer, ancien Président-directeur général de Celgene. C’est grâce à cette approche que Celgene est devenu un leader dans le développement, la fabrication et la commercialisation de médicaments dans des pathologies pour lesquelles les besoins médicaux sont importants et non couverts, en cherchant à apporter des réponses à des questions scientifiques non résolues et en travaillant sans relâche pour améliorer la vie des patients à travers le monde.

En prenant des risques, en investissant massivement dans la recherche et le développement, et en s’appuyant sur ses capacités visionnaires, Celgene est en mesure d’offrir aux patients des solutions pour améliorer leur qualité de vie. Le premier produit développé par le laboratoire (thalidomide) illustre bien cette audace. Compte tenu des expériences passées, il fallait une approche courageuse pour s’intéresser au thalidomide en 1991 et envisager son utilisation pour des patients atteints de maladies rares et graves qui étaient en impasse thérapeutique. Grâce à sa persévérance et à sa créativité, Celgene a transformé ce médicament longtemps accusé en un nouvel espoir pour des malades souffrant de cancer.

Les collaborateurs de Celgene s’engagent à toujours placer le patient au premier plan : cela veut dire travailler à la mise à disposition de thérapies innovantes sur les pays émergents qui ne bénéficient pas toujours d’une infrastructure adéquate, ou œuvrer à l’enregistrement de ses produits, en vue d’offrir de nouvelles options pour traiter des maladies graves. Si un obstacle survient, les collaborateurs réfléchissent ensemble pour trouver la meilleure solution au problème. Chez Celgene, nous partageons tous un même objectif : aider les patients à obtenir les médicaments qui permettront d’améliorer ou de maintenir leur qualité de vie » déclare une collaboratrice. « Nous savons que chacun d’entre nous contribue à aider un patient à obtenir ce dont il a besoin, d’une manière ou d’une autre. C’est une mission qui nous rassemble tous et qui est extrêmement gratifiante. »

Celgene s’engage à conduire ses activités avec un souci permanent d’intégrité, d’éthique, de respect de l’environnement et des comportements, reflets de sa culture d’entreprise. Le laboratoire cherche en permanence à améliorer ses performances environnementales, sociales et économiques. Selon Sophie Lacourrège, Directrice des Ressources Humaines de Celgene France, « les collaborateurs créatifs qui œuvrent ensemble pour atteindre un objectif commun, sont les éléments essentiels pour le laboratoire, et sont les gènes qui constituent Celgene. Les collaborateurs sont talentueux, motivés et encouragés à sortir des sentiers battus et à se démarquer. Chaque employé est investi dans la mission qui lui est confiée car il croit en la mission de Celgene. En partageant les mêmes valeurs, les collaborateurs obtiennent d’excellents résultats », déclare-t-elle.

L’histoire de Celgene s’est construite sur des opportunités inattendues, grâce au courage du laboratoire pour les saisir et la vision nécessaire pour transformer ces opportunités en progrès de la médecine. Celgene souhaite aujourd’hui relever le défi de soigner certaines maladies redoutables du XXIème siècle.

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Le cancer du pancréas est une maladie redoutable. C’est l’un des cancers à la plus forte mortalité, la majorité des patients décédant dans les six mois qui suivent le diagnostic(1) – souvent moins de trois mois si la tumeur est métastasée.(2) Les taux de survie à cinq ans sont inférieurs à 4% chez les patients atteints d’adénocarcinome du canal pancréatique (ACP), qui est la forme la plus courante de ce cancer. Ainsi, les chances sont minces, mais en dépit de la noirceur du pronostic actuel, il y a des raisons d’espérer que les choses changent.

Ali Stunt est l’une des rares personnes ayant survécu à un cancer du pancréas. Fondatrice et directrice de Pancreatic Cancer Action, organisation caritative britannique visant à sensibiliser le public sur ce problème et à favoriser un diagnostic précoce, on lui avait diagnostiqué un adénocarcinome de la queue du pancréas en 2007. Ce diagnostic était d’autant plus surprenant qu’elle n’avait aucun facteur de risque apparent : elle ne fumait pas, avait moins de 60 ans (elle avait alors 41 ans) et n’avait pas d’antécédents familiaux de cancer du pancréas.

Ali Stunt attribue sa survie à un diagnostic précoce – qu’elle n’a obtenu qu’après avoir revu ses médecins plusieurs fois, pour une douleur récurrente. « Mon cas a été traité comme non-urgent car personne n’envisageait un cancer, mais je savais que quelque chose n’allait pas, alors j’ai insisté. Même si c’était certainement un terrible coup du sort d’avoir un cancer du pancréas, c’est une chance extraordinaire qu’il ait été diagnostiqué à temps pour pouvoir être opéré, »  a déclaré Stunt. Moins de 20% des patients atteints de cancer du pancréas ont une forme opérable de la maladie.(3) La plupart sont diagnostiqués trop tard, alors que la tumeur s’est déjà étendue à d’autres organes.

« Toute suspicion de cancer du pancréas doit être traitée comme une urgence médicale et les patients doivent être pris en charge rapidement afin de réduire le délai pour parvenir au diagnostic et instaurer un traitement”, a déclaré J-Matthias Löhr, professeur de gastro-entérologie et d’hépatologie au Karolinska Institutet, en Suède. “Cela doit devenir la démarche standard en Europe. »

Bien que le Pr Löhr insiste sur le besoin urgent de financer la recherche pour développer de nouveaux outils de diagnostic précoce, on peut faire beaucoup, en attendant, pour prolonger la survie. «L’intervalle entre le diagnostic et la chirurgie peut être mis à profit pour une chimiothérapie néo-adjuvante, par exemple, car certains travaux suggèrent qu’un tel traitement serait bénéfique, même pour les patients dont la tumeur est opérable ou limite. »

Une meilleure compréhension de l’arrière-plan génomique de la maladie prendra un long chemin vers une découverte capitale. Parmi les récentes innovations dans la recherche, on peut citer le séquençage du génome entier d’adénocarcinomes du canal pancréatique par une équipe de chercheurs en Australie, conduisant à l’identification de quatre sous-types tumoraux en fonction des variations structurales de l’ADN.(4) Une autre est l’identification, par une équipe américaine, d’un gène spécifique – ATDC ou TRIM29(5)– qui est l’un des différents gènes qui jouent un rôle clé en aidant les tumeurs pancréatiques pré-invasives à évoluer vers un stade métastatique. De telles avancées ouvrent la voie à des stratégies thérapeutiques mieux ciblées.

« Nous allons vers des soins personnalisés du cancer du pancréas. Tout ce que nous apprenons sur la biologie des tumeurs aboutira inévitablement à une autre cible moléculaire et une autre façon de combattre la maladie”, selon le Pr Löhr. “Le cancer du pancréas est l’un des cancers qui présente le plus grand nombre et la plus haute fréquence de mutations oncogènes. A mon sens, la percée thérapeutique viendra uniquement d’une utilisation intelligente de ces informations génétiques pour parvenir à des recommandations thérapeutiques fondées scientifiquement. »

Les experts s’accordent à dire que le moyen le plus efficace de faire des progrès contre le cancer du pancréas est d’attaquer la maladie sur de multiples fronts.

Depuis la première Journée Mondiale du Cancer du Pancréas, le 13 novembre 2014, plusieurs initiatives majeures ont été lancées au sein de l’Union Européenne (U.E.).

Des membres du Parlement Européen (MPE) ont lancé un appel à l’action aux États membres et institutions pour mettre le cancer du pancréas à l’ordre du jour, en s’assurant qu’il soit inclus dans les grandes initiatives de l’U.E. L’objectif est d’intensifier la recherche, d’améliorer la collecte des données au moyen de registres de ce cancer, de trouver des outils et des méthodes pour favoriser un diagnostic plus précoce, d’assurer une large éducation du public et d’améliorer la prise en charge standard, depuis le traitement actif jusqu’aux soins palliatifs.

Une plate-forme européenne à diverses parties prenantes a été lancée, réunissant des associations de patients, des cliniciens, des universitaires, des décideurs politiques et des membres de l’industrie, pour travailler ensemble à l’amélioration des résultats. Ali Stunt a participé à la première réunion à Bruxelles, comme porte-parole des patients atteints de cancer du pancréas au Royaume-Uni (et de leurs familles). Elle est optimiste sur l’impact positif qu’un tel groupe peut avoir : « Tout le monde reconnaît clairement que les patients atteints de cancer du pancréas en Europe ont été négligés et que la recherche sur cette maladie a été sous-financée pendant des décennies. Il est passionnant de voir qu’il existe une réelle motivation pour que les choses changent, et nous allons y contribuer par plusieurs initiatives fermes visant à sensibiliser le public à cette maladie et par des efforts de lobbying qui seront annoncés lors de la réunion du European Pancreas Club, en juin. »

Bien que de grands progrès aient été accomplis ces 20 dernières années pour améliorer les résultats globaux en matière de cancer, le cancer du pancréas reste très en retard en termes puisque les taux de survie n’ont pas significativement changé depuis quarante ans.(6) Aujourd’hui au 4ème rang de la mortalité par cancer en Europe,(7) le cancer du pancréas dépassera le cancer du sein comme 2ème cancer le plus mortel d’ici à 2020.(8) Il y a donc un besoin urgent pour un diagnostic plus précoce et nécessité et de traitements nouveaux pour améliorer les résultats cliniques.

Jusqu’à récemment, le traitement de première ligne standard du cancer du pancréas n’avait connu aucun changement depuis l’enregistrement d’un premier traitement en 1997. Le cancer du pancréas est une maladie qui est difficile à traiter, et, à ce jour, seules trois molécules ont reçu l’autorisation de mise sur le marché dans l’UE.(9) En outre, 39 nouvelles molécules sont en cours d’investigation dans l’espoir d’améliorer encore la survie des patients atteints de cancer du pancréas métastasé.

Aujourd’hui, plus de 100 000(10) personnes en Europe sont atteintes d’un cancer du pancréas. Ce nombre étant appelé à augmenter en raison du vieillissement de la population générale, il existe un besoin urgent de nouvelles réponses au cancer du pancréas, considéré comme une urgence médicale.


(1) Mukherjee 2008. Clinical Oncology. Pancreatic Cancer within a UK Cancer Network with Special Emphasis on Locally Advanced Non-Metastatic Pancreatic Cancer.
(2) Carrato 2014. Systematic Review of the Burden of Pancreatic Cancer in Europe: Real-world impact on Survival, Health Economics and Quality of Life. Beaujon conference abstract.
(3) Hidalgo, “Pancreatic Cancer,” The New England Journal of Medicine, vol. 362, no. 17, pp. 1605–1617, 2010.
(4) Nature 518,495–501 (26 February 2015) http://www.nature.com/nature/journal/v518/n7540/full/nature14169.html
(5) Genes & Dev. 2015. 29: 171-183: http://genesdev.cshlp.org/content/29/2/171.short
(6) Cancer Research UK. Cancer survival statistics. http://www.cancerresearchuk.org/cancer-info/cancerstats/types/
(7) Malvezzi 2014. Annals of Oncology. European cancer mortality predictions for the year 2014.
(8) Pancreatic Cancer Action network. 2012. The alarming rise of pancreatic cancer deaths in the United States… https://www.pancan.org/wpcontent/uploads/2013/01/incidence_report_2012.pdf
(9) Oncology Clinical Trials – Secrets of Success http://www.biotech-now.org/business-and-investments/2012/02/oncology-clinical-trials-secrets-of-success
(10) Globocan/IARC fact sheet 2012: http://globocan.iarc.fr/Pages/fact_sheets_population.aspx

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Les acteurs de l’innovation médicale en Europe ont lancé un appel pour changer de politique : pour éviter d’étouffer la croissance économique, les législateurs européens doivent envisager une approche plus collaborative mettant les patients au premier plan(1).

Selon l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), en 2009, l’Union européenne (UE) a consacré 1,91 % de son PIB—la valeur de tous les produits et services qu’elle produit—à la recherche et au développement (R&D), loin derrière les États-Unis (2,82 %) et le Japon (3,36 %)(2).

En 2010, la Commission européenne a réagi en lançant une stratégie de croissance ambitieuse —Europe 2020—consistant à porter les investissements en R&D à 3 % du PIB d’ici à 2020. La Commission a estimé que ce plan permettrait de créer 3,7 millions d’emplois et d’augmenter le PIB annuel de 795 milliards d’euros(3).

À ce jour, les résultats sont mitigés. Même si la tendance va dans la bonne direction, les investissements de l’UE ont atteint seulement 1,96 %. Sur la même période, la Chine est passée de 1,70 % à 1,99 %, dépassant ainsi l’UE pour la première fois dans ce domaine(2).

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Michael Jennings, porte-parole de la Commission en matière de recherche, a déclaré à Nature News(4) : “Cela fait longtemps que la Commission européenne prévient que la Chine est en train de combler son retard en termes d’investissements dans la R&D ». « L’UE doit faire de réels efforts pour accroître ses dépenses de R&D dans le secteur public, mais surtout dans le secteur privé.”

Mais la bureaucratie constitue toujours un obstacle. La Directive de 2001 sur les essais cliniques, par exemple, a augmenté les délais et les dépenses nécessaires pour conduire un essai clinique. D’après une proposition visant à améliorer la directive, cette politique a contribué à une chute de 25 % des demandes d’essais cliniques en Europe entre 2007 et 2011(5).

Dans certains cas, même si l’innovation a été réalisée, les mécanismes de contrôle des prix empêchent les patients d’avoir accès aux nouveaux médicaments. Marion Kroneabel, directrice de l’EAPB (European Association of Pharma Biotechnology), déclare : “Cela pourrait avoir un impact sur l’innovation, car une baisse du prix des médicaments incitera moins les laboratoires biopharmaceutiques à investir dans la R&D.”(6) En effet, suite à ce changement de politique, plusieurs laboratoires ont renoncé à des lancements de produits dans certains pays.

“Il n’existe pas en Europe de processus de développement de nouveaux médicaments aussi efficace qu’aux États-Unis et au Japon, » déclare Constance Bagley, Professeur à la Yale School of Management. Par exemple, il y a des restrictions sur l’utilisation des résultats de la recherche universitaire financée par des fonds publics, et permettre aux scientifiques de créer leurs propres entreprises ou de vendre ou de concéder sous licence les résultats de leurs recherches est beaucoup moins courant qu’aux États-Unis(7).”

D’après un rapport publié par la société de conseil Pugatch Consilium(1), les politiques soutenant la collaboration entre les secteurs public et privé pourraient être utiles. Par exemple, il est indiqué dans ce rapport que l’incorporation de sources de financement publiques et privées pour les soins de santé permettrait de mettre à disposition des patients davantage d’options thérapeutiques tout en soutenant l’innovation et la concurrence. En outre, des investissements plus importants devraient être faits dans des programmes comme l’Initiative pour les médicaments innovants (Innovative Medicines Initiative, IMI), un programme de recherche public-privé destiné au développement de nouveaux traitements.

Les politiques de transfert de technologie doivent également être claires. La Suède l’a bien compris et c’est l’un des pays de l’UE qui investit le plus dans la R&D, à hauteur de 3,40 % de son PIB(2). Réalisant l’importance de la commercialisation des résultats de la recherche, le gouvernement suédois a créé en 2008 des bureaux de transfert de technologie dans 8 universités afin de promouvoir l’innovation et faciliter le transfert des connaissances académiques vers le secteur privé(8).

Pendant ce temps, les universités et les décideurs des autres États membres de l’UE débattent toujours de l’opportunité de commercialiser la technologie développée dans le cadre de programmes financés par des fonds publics. Constance Bagley pense qu’il faut le faire.

Selon elle, laisser des résultats de recherche en mesure de sauver des vies dans les laboratoires parce qu’il n’y a pas suffisamment de fonds pour les commercialiser est encore pire que de devoir subventionner l’industrie.


(1)Innovative futures. Pugatch Consilium. http://www.pugatch-consilium.com/reports/Innovative_Futures.pdf Published January 2014. Accessed March 24, 2014.
(2)Innovation in science, technology and industry. OECD. http://www.oecd.org/innovation/inno/msti.htm Accessed April 3, 2014
(3)Why do we need an Innovation Union? European Commission. http://ec.europa.eu/research/innovation-union/index_en.cfm?pg=why Accessed March 31, 2014.
(4)Van Noorden R. China tops Europe in R&D intensity. Nature News. http://www.nature.com/news/china-tops-europe-in-rd-intensity-1.14476#/star
(5)2012/0192(COD) – 17/07/2012 Legislative proposal. European Parliament / Legislative Observatory. http://www.europarl.europa.eu/oeil/popups/summary.do?id=1216822&t=e&l=en Accessed March 31, 2014.
(6)Interview with Celgene Newsroom.
(7)Elvidge S. Germany caps drug prices. Nature Biotechnology 28, 539 (2010) http://www.nature.com/nbt/journal/v28/n6/full/nbt0610-539c.html Last accessed April 3, 2014.
(8)Reserachers’ Report 2013 Country Profile: Sweden. http://ec.europa.eu/euraxess/pdf/research_policies/country_files/Sweden_Country_Profile_RR2013_FINAL.pdf Accessed April 3, 2014.

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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment reconnu le psoriasis comme une maladie non transmissible grave qui nécessite une meilleure sensibilisation et un renforcement des soins au niveau mondial(1). Pour les 125 millions de personnes souffrant de psoriasis dans le monde dont 1,5 million en France(2), cette reconnaissance permet d’espérer que les gouvernements amélioreront l’éducation concernant cette maladie ainsi que l’accès à des traitements efficaces.

Bien que certains pensent que le psoriasis n’a que des répercussions esthétiques, le psoriasis est une maladie inflammatoire qui ne touche pas que la peau. Dans sa forme sévère, la maladie peut avoir de lourdes conséquences sur la qualité de vie (les ¾ des patients estiment que la maladie a un impact négatif sur celle-ci)(3) et peut même raccourcir la durée de vie de 3,5 ans en moyenne pour les hommes et de 4,4 ans pour les femmes(4).

Parmi les comorbidités, on peut citer les maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique, le diabète, l’obésité… De plus, jusqu’à 30 % des patients atteints de psoriasis souffrent également d’arthrite psoriasique(5). D’après de récentes études, le risque de présenter des comorbidités augmente avec l’âge du patient et la sévérité de la maladie. Près de la moitié des personnes âgées de 65 ans et plus ont au moins trois comorbidités(6).

Risque accru de comorbidités associées au psoriasis sévère

Comorbidité Risque accru
Maladie pulmonaire chronique + 8 %
Diabète + 22 %
Diabète avec atteintes systémiques + 34 %
Maladie hépatique légère + 41 %
Infarctus du myocarde + 34 %
Ulcère gastroduodénal + 27 %
Maladie vasculaire périphérique + 38 %
Maladie rénale + 28 %
Rhumatisme + 104 %

Avec le développement de nouveaux traitements efficaces contre le psoriasis, les chercheurs se demandent maintenant si un traitement précoce pourrait permettre de réduire l’impact des comorbidités sur les patients et le système de santé.

De plus, les comorbidités augmentent les dépenses globales de santé. D’après l’Agency for Healthcare Research and Quality, traiter des patients qui présentent de multiples maladies chroniques coûte jusqu’à 7 fois plus cher que pour une seule maladie. Enfin, les personnes atteintes de psoriasis ont presque 2 fois plus de risques d’être hospitalisées pour une maladie infectieuse que la population générale(7).

D’après Mario Ottiglio, directeur des affaires publiques et de la politique en matière de santé mondiale de la Fédération internationale de l’industrie du médicament (International Federation of Pharmaceutical Manufacturers and Associations, IFPMA), « le psoriasis est directement lié à des coûts de santé plus élevés et a un impact direct sur la productivité, limitant la capacité de travail des personnes touchées. » « L’impact économique négatif est donc significatif. »

La résolution de l’OMS reconnaît les comorbidités dont souffrent les patients atteints de psoriasis et encourage les gouvernements à combattre la stigmatisation et la discrimination sur le plan social par la sensibilisation. Maintenant qu’une orientation a été donnée aux gouvernements, il est temps d’agir pour alléger le fardeau qui pèse sur les patients.


(1)Soixante-septième assemblée mondiale de la santé. Organisation Mondiale de la Santé (OMS). WHA 67.9 Point 13.5 de l’ordre du jour. 24 mai 2014. Psoriasis. http://francepsoriasis.org/photos-soins-psoriasis/Re%CC%81solution-IFPA_2014_Psoriasis_Maladie-Chronique_grave.pdf

(2)Gudjonsson JE, Elder JT. Psoriasis:epidemiology. Clin Dermatol. November-December 2007;25(6):535–546.

(3)Bhosle M, et al. Quality of life in patients with psoriasis. Health Qual Life Outcomes 2006; 4:35.

(4)J.M. Gelfand et al. The Risk of Mortality in Patients With Psoriasis: Results From a Population-Based Study. Arch Dermatol. 2007;143(12):1493-1499b.

(5)Gladman DD. Psoriatic arthritis. Dermatol Ther 2009; 22(1):40-55.

(6)Aurangabadkar SJ. Comorbidities in psoriasis. Indian J Dermatol Venereol Leprol 2013;79, Suppl S1:10-7

(7) Marlies Wakkee et al. Increased risk of infectious disease requiring hospitalization among patients with psoriasis: A population-based cohort. Journal of American Academy of Dermatology 2011; Volume 65, Issue 6, 1135–1144.

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Genève, Suisse, et Summit, New Jersey, États-Unis
24 septembre 2014

Celgene Global Health (CGH), une division de Celgene Corporation (NASDAQ : CELG), et  l’organisation Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi) renforcent leur collaboration avec un Accord de collaboration de recherche sur 4 ans afin d’identifier et d’optimiser de nouveaux médicaments candidats pour le traitement de maladies tropicales négligées (MTN). Celgene fournira à DNDi de nouvelles données et ressources afin d’accélérer le développement clinique de nouveaux traitements pour les patients atteints de MTN.  

Depuis 2011, CGH et DNDi collaborent sur le criblage de la chimiothèque de CGH pour trouver des molécules susceptibles d’être efficaces contre les MTN. Les deux parties étendent aujourd’hui leur collaboration pour identifier et optimiser des candidats thérapeutiques potentiels pour quelques-unes des maladies les plus négligées dans le monde, à savoir, la leishmaniose, la maladie du sommeil, la maladie de Chagas, la cécité des rivières et l’éléphantiasis.

L’Accord de collaboration est axé sur l’étape de l’optimisation préclinique de la recherche, CGH fournissant de nouvelles molécules d’intérêt pour les maladies ciblées et utilisant ses plateformes technologiques pour l’identification des cibles et la découverte de nouvelles molécules pour que celles-ci atteignent le stade d’identification des candidats cliniques. DNDi prendra le relais au stade de la confirmation des cibles et coordonnera et conduira l’extension des cibles, ainsi que l’étape ultérieure d’optimisation des molécules prometteuses.

« Notre travail avec DNDi reflète la valeur potentielle que nous apportons pour traiter des maladies qui touchent des patients dans de nombreux pays à faibles revenus. Nous sommes très satisfaits de travailler en partenariat avec DNDi sur ce projet, » indique le Dr Jerry Zeldis, Président-directeur général de Celgene Global Health et Chief Medical Officer de Celgene Corporation. « Cette collaboration illustre parfaitement la culture et les valeurs de Celgene. »

« Nous sommes ravis de poursuivre notre collaboration avec CGH, afin d’identifier de nouvelles molécules pour le traitement de maladies négligées, » déclare le Dr Bernard Pécoul, Directeur Exécutif de DNDi« L’expertise que Celgene a développée ces dernières années en se concentrant sur la santé mondiale sera un formidable atout pour la découverte de nouvelles molécules contre ces maladies parasitaires. »

L’accord stipule que DNDi pourra exploiter librement le résultat de la recherche conjointe dans le domaine des maladies transmissibles négligées et dans tous les pays endémiques sans avoir à verser de redevances ou de droits de licence. Celgene dispose d’un droit de première négociation pour devenir le partenaire de DNDi en matière de développement clinique, de fabrication et de distribution, avec l’engagement de favoriser un accès large et libre aux patients qui en ont besoin dans les pays endémiques.

À propos des maladies tropicales négligées

Les maladies négligées sont un groupe d’infections tropicales qui touchent surtout les populations pauvres et marginalisées. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus d’un milliard de personnes, soit 1/6e de la population mondiale, souffrent d’une ou de plusieurs maladies infectieuses tropicales. Le partenariat entre DNDi et Celgene est axé sur la découverte de nouveaux traitements ciblant les maladies suivantes :

  • La leishmaniose est présente dans 98 pays, menaçant 350 millions de personnes dans le monde. Le parasite à l’origine de l’infection appartient au genre Leishmania et est transmis par les phlébotomes. La leishmaniose est une maladie associée à la pauvreté et se présente sous différentes formes. La leishmaniose viscérale, mortelle en l’absence de traitement, et la leishmaniose cutanée sont les plus fréquentes. Les traitements existants sont difficiles à administrer, toxiques et chers. La résistance au traitement est également un problème de plus en plus présent.
  • La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), est endémique dans 36 pays africains et environ 60 millions de personnes présentent un risque d’infection. La THA est transmise par la mouche tsé-tsé et est mortelle en l’absence de traitement. Jusqu’en 2009, les traitements existants pour le stade 2 de la maladie étaient toxiques ou difficiles à administrer. En 2009, DNDi et ses partenaires ont lancé le premier nouveau traitement pour la THA en 25 ans et testent actuellement des traitements administrables par voie orale uniquement.
  • La maladie de Chagas est endémique dans 21 pays d’Amérique latine et tue plus de gens dans la région que n’importe quelle autre maladie parasitaire, y compris le paludisme. Au total, 100 millions de personnes dans le monde sont exposées, et le nombre de patients est en augmentation dans les zones non endémiques comme les États-Unis, l’Australie et l’Europe. La maladie est transmise par un insecte appelé réduve  et, en l’absence de traitement, elle est potentiellement mortelle. Les traitements actuels sont efficaces pendant la phase aiguë de l’infection, et même s’il existe de plus en plus de preuves de leur efficacité lors de la phase chronique de la maladie, une large utilisation de ces traitements est limitée en raison des problèmes de tolérance .
  • Les filarioses comprennent entre autres l’onchocercose (cécité des rivières) et la filariose lymphatique (éléphantiasis) provoquées par des vers parasites, et elles constituent le fardeau socio-économique le plus lourd de toutes les maladies tropicales négligées, touchant des millions de personnes dans les régions pauvres. Les traitements actuels pour ces maladies sont basés sur l’administration prophylactique de médicaments antiparasitaires à toute la population exposée. Ces médicaments tuent les jeunes vers (microfilaires), mais pas les adultes (macrofilaires). Le cycle de reproduction n’est donc pas interrompu, nécessitant des durées d’administration prophylactique s’étendant sur des durées allant jusqu’à 15 ans.

À propos de l’organisation Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi)
Le DNDi est une organisation à but non lucratif engagée dans la recherche et le développement de nouveaux traitements contre les maladies négligées, comme la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine), la maladie de Chagas, la leishmaniose, des filarioses spécifiques, le VIH pédiatrique et le paludisme. DNDi a été fondé en 2003 par Médecins Sans Frontières (MSF), la Fondation Oswaldo Cruz (FIOCRUZ, Brésil), le Conseil indien pour la recherche médicale (Indian Council for Medical Research, ICMR), l’Institut de recherche médicale du Kenya (Kenya Medical Research Institute, KEMRI), le ministère de la Santé de Malaisie et l’Institut Pasteur (France). Le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) en est un observateur permanent. Depuis sa création, DNDi a mis à disposition six nouveaux traitements pour les patients négligés : deux antipaludiques à dose fixe ainsi que des traitements pour la maladie du sommeil au stade avancé, la leishmaniose viscérale en Afrique et en Asie et une formulation pédiatrique pour la maladie de Chagas. www.dndi.org